Nucléaire, sujet tabou (3)

J’ai fait un rêve ….

 

J’ai fait un rêve et j’ai imaginé un monde un peu fou, où chacun respecterait son voisin, où l’on apprendrait à partager, à distribuer ce que l’on a en trop, à sourire, à éprouver de la compassion pour celui qui souffre et à tenter de soulager sa souffrance, sans guerre et sans famine, sans maladies ou génocides, un monde merveilleux où il ferait bon vivre, loin de la pollution tout autant mentale qu’environnementale.

 

Pas de centrales nucléaires ; Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima nous en ont montré la trop grande dangerosité.

Pas de centrales thermiques au gaz, au pétrole ou au charbon ; elles sont polluantes, et leurs combustibles viendront obligatoirement à manquer un jour.

Pas de centrales éoliennes ; outre leur énergie intermittente, on les trouve inesthétiques et génératrices de nuisances sonores.

Pas de centrales hydrauliques ; énergie propre et inépuisable certes, mais les barrages font disparaître des terres agricoles et des villages. En outre, la rupture du barrage de Malplasset pendant l’hiver 1959 reste encore vive dans beaucoup de mémoires

Pas de centrales photovoltaïques ; énergie trop coûteuse à installer et tributaire de la situation géographique.

 

Et pourtant …

 

Et pourtant, lorsque j’ai fait faire un devis il y a quelques années pour installer 20m2 de capteurs photovoltaïques sur ma maison, on m’a assuré qu’avec mon toit orienté plein Sud à 45°, je remplissais les conditions optimales pour assurer toute l’énergie de mon habitation. Mieux encore, je pourrais vendre le surplus à EDF !

 

Capturer le soleil … !  Apprendre à le stocker pour les longues journées d’hiver un peu trop nuageuses … Je ne peux m’empêcher de penser à la légende de Prométhée qui déroba le feu dans le char du Soleil (ou dans les forges d’Héphaïstos, selon les histoires)  pour le donner aux hommes. Dommage que Zeus ait voulu le punir en l’attachant à la montagne du Caucase où un aigle fut chargé de lui dévorer le foie. Mais la légende ne dit-elle pas, aussi, que c’est Chiron qui vint le délivrer en prenant sa place ?

 

Est-ce finalement si utopique ? …

Jules Verne n’a-t-il pas été considéré comme un fou par ses contemporains !  Et pourtant, un siècle avant Apollo, il a raconté la conquête spatiale. Son Nautilus était en avance de dix ans sur les sous-marins. Et il a parlé avant tout le monde d’air conditionné, de missiles guidés, d’hélicoptères.  Utopies de l’époque, devenues réalités d’aujourd’hui.

 

Alors, il est vrai, pourquoi ne pas aller chercher notre énergie dans les rayons du soleil ?

Ma calculette est solaire, mes lumières de jardin sont solaires. Il existe des montres solaires, des douches à emporter en camping dont l’eau se réchauffe grâce au soleil, …

Mieux encore : imaginez un avion  pouvant voler, jour ou nuit, à 12 000 mètres d’altitude. Du jamais vu !.. Eh bien, si, il est présenté depuis 2006 par Bertrand Piccard. Chaque année, une expérience supplémentaire, et un tour du monde prévu pour 2013 !

 

Imaginez les avantages d’aller chercher le soleil :

* énergie dite « propre »  non polluante pour l’environnement,

* énergie inépuisable, pas comme les énergies fossiles,

* minimum d’entretien, sans déchets à recycler ou installations coûteuses à démanteler,

* indépendance énergétique,

* sécurité de l’approvisionnement,

* baisse des importations de pétrole, de gaz, d’uranium, entraînant ipso facto une baisse de leurs cours,

* basculement des emplois du nucléaire sur de nouveaux métiers sans risques.

 

Mais voilà …. Ce n’est qu’un rêve, parce que les acteurs actuels du marché de l’énergie, les lobbies du nucléaire ne pourraient plus faire les bénéfices colossaux qu’ils engrangent actuellement. Oui, ce n’est qu’un rêve parce que, si chacun produisait sa propre énergie, l’état  devrait aussi trouver d’autres ressources fiscales.

Il est vrai, aucun progrès n’a été fait dans ce domaine depuis vingt-cinq ans, alors qu’ailleurs, on assiste à des avancées fulgurantes.

 

Dommage, ce n’était qu’un rêve. Et pourtant ….

Neptune a fait une première incursion en avril 2011 dans le signe des Poissons, un signe dont il est le maître. Il y a rejoint Chiron, notre guide spirituel, celui-là-même qui, dans la mythologie, a délivré Prométhée de son supplice éternel. Faut-il y voir un symbole ?

Et peut-on imaginer que notre bouillant Uranus, dans le signe du Bélier jusqu’en 2019, nous aidera à oser sortir d’une dépendance …. en  trouvant des solutions totalement novatrices ?

 

Jacqueline  –  ce  28  juin  2011

Share